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14 heures. Sous le soleil de la Beauce, Tivernon, petit village de la Beauce aura rarement connu une telle affluence.

Venant de toutes les régions de France et de différents  pays, la fonderie est prête à recevoir les personnes passionnées d’un savoir faire si peu connu du grand public.

En présence  du maire, Monsieur Desforges, d’Abel le fondeur, de Monsieur Broustet, critique d’art, et de Monsieur Gaudu, président de la Biennale de St Brieuc peintures et sculptures, un petit mot d’accueil allait ouvrir cette journée.

Mesdames, Messieurs, Chers amis, Mon Cher Jean-Luc, Ma chère Sylvie

Une fois encore, comme vous tous je présume, je n’ai pu résister très longtemps à l’appel de Jean-Luc et d’attendre ce jour hors du commun avec une grande impatience.

Je suis là en tant qu’amateur d’Art bien sûr, amateur de Beaux-Arts devrais-je dire car la notion de beau, très subjective, ne peut être employée à tort et à travers comme trop souvent. La notion de « beau » ne pouvant être que la résultante d’une émotion forte et positive. Et, aujourd’hui en cette fonderie Tivernon, tout est propre à nous émouvoir !

Mais je suis également et surtout présent en raison de la grande amitié qui me lie à Jean-Luc et à Sylvie …

Cette amitié ne se décrète pas, elle se constate, elle se vérifie et s’amplifie … Un simple regard suffit à entretenir une complicité de tous les instants !

Amateurs d’art ou profanes en la matière, chacun se sent tout de suite à l’aise auprès de Jean-Luc. Face à ce regard pétillant d’intelligence et d’humanité on peut ressentir parfois une certaine pudeur, une certaine réserve dirai-je. Alors, je vous conseille de ne pas hésiter à fendiller quelque peu cette carapace pour vous imprégner de son intimité et bien comprendre l’excellence de l’artiste !

Jean-Luc c’est, comme chez les plus grands, la simplicité personnifiée …

Vous le lirez dans le magnifique ouvrage que Jean-Luc va nous dédicacer, en préambule j’ai voulu mettre l’accent sur les liens très forts qui unissent l’artiste à ses racines, sa famille ! De l’immense respect qu’il a toujours voué à tous ses professeurs, de l’instituteur à ses maîtres émérites au sein d’écoles prestigieuses qu’il a fréquentées.

Comme moi, je n’en doute pas un seul instant, vous allez être subjugués à la lecture de son ouvrage, le livre d’une vie ! Une écriture des plus simples et hautement maîtrisée, des mots de tous les jours … Je dirai, j’oserai dire une écriture à la Pagnol !

« Mon père a su me transmettre la beauté, la simplicité et la vérité de la vie … » nous dit-il !

Au même titre que tes splendides et fascinantes sculptures, le livre de ta vie est aussi pour moi une œuvre d’art !

Pour tout cela jean-Luc, et je pense que tous ici serez en accord avec moi, nous devons te dire un grand merci et mille bravos !

Charles Gaudu
président de la Biennale de St Brieuc peintures et sculptures

Le temple de la création, lieu de rencontre avec la sculpture allait offrir ses plus belles images. Le public avançait silencieusement, voire religieusement comme dans une cathédrale. Oui l’émerveillement était à son comble.

Plus loin, derrière son  four en action et dans une chaleur de plus en plus suffocante, Abel, le fondeur surveille le métal qui va monter en température. Rien n’est laissé au hasard. Tout est orchestré et minuté. Avec Ernesto ils sont maintenant entrés dans leur monde et plus rien ne peut les arrêter.

Il est temps de soulever la cloche et de mettre les moules dans la fosse. Dans le bruit et la poussière ce spectacle va prendre une autre dimension. Moment de la coulée tant attendu.

Du  feu aux crépitements des moules qui vont recevoir le bronze en fusion, tels des saltimbanques, les fondeurs vont faire naître la magie.

Les appareils photos sont prêts. Le bronze est porté à 1200°. Telle  de la lave volcanique le métal s’écoule du creuset pour remplir les moules.

On s’imagine à la préhistoire mais nous sommes bien en 2015. Des hommes, aujourd’hui, osent encore défier le temps  et perpétuer ce geste du savoir-faire dans des conditions difficiles. Mais pour combien de temps encore…

Suite et fin dans quelques jours …