La création a besoin parfois de mots pour traduire ou expliquer ses émotions. Elles conduisent à créer telle ou telle sculpture. Grâce à ce lien qu’est le blog j’essaie de vous transmettre mes sentiments. Il arrive aussi parfois que des textes soient écrits par des critiques d’arts pour différents événements, je trouve qu’il est important de les communiquer.

J’ai voulu mettre celui de Mr Broustet, Président de L’ADAC. Cette biographie a été écrite pour le catalogue officielle du salon d’arts de Châtillon 2011 qui vient de se terminer. (J’en profite pour remercier toutes les personnes qui se sont déplacées nombreuses pour le vernissage et l’exposition qui a suivi).

Prenez le temps de lire ce texte. Vous découvrirez ce parcours artistique qui m’a conduit, de mon enfance à l’école Boulle, du bois au bronze, et des fonderies aux expositions. Bonne lecture.

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Des parures en bronze de haute tenue.

Jean-Luc Brandily entre à l’âge de 15 ans dans une école de sculpture à Auray dans le Morbihan, il poursuit par des études à l’école Boulle et ensuite à l’Ecole des Arts Appliqués. Sans faiblir et comme un passage nécessaire, il ira en Italie découvrir les statuaires de référence sur les étalages séculaires de ce pays et s’imprégner des diverses factures imposées par les maîtres d’antan. Initié au dessin par son  père, ce sculpteur produit également des épreuves à la sanguine d’un réalisme confondant qui soutiennent son oeuvre sculptée et qu’il expose en parallèle de ses sculptures. Dans cette boulimie d’acquérir de solides bases, il apprendra les techniques du bois dans une ébénisterie d’art, où le maniement du ciseau lui révèle la possibilité d’imprimer sa marque personnelle.
C’est en 1982 qu’il ouvre son atelier à Dinan, sur le bord de la Rance, lieu d’osmose et de sérénité où il va développer son style qui le caractérise à ce jour. C’est alors qu’il s’oriente vers la transmutation de ses sculptures en bronze. C’est aussi dans la maîtrise des différentes phases de fonte de ses bronzes, qu’il nouera des liens étroits avec la fonderie Tivernon menée par Abel Marta. En méticuleux ouvrier de la belle oeuvre Jean-Luc Brandily saura donner le ton afin d’ajuster le détail en des ciselures et des patines des plus sophistiquées. A ce jour, Jean-Luc Brandily réalise des oeuvres de haute tenue qui a pour thème de prédilection le corps humain et, plus particulièrement, la femme, sans omettre d’associer la légèreté et l’équilibre qui signe son travail. Dans sa recherche de nouvelles torsions anatomiques à travailler, il s’inspire des milieux de la danse, du patinage ou du cirque.
Dans des arabesques de métal aux finitions soignées, les sculptures possèdent cette dimension rare d’appartenir au monde des parures d’exceptions. Parfois nous pouvons croire que les équilibres précaires et  les élévations astucieuses de certains sujets s’affranchissent de l’attraction terrestre. Les poses érotisées des anatomies de rêves détiennent le pouvoir de nous subjuguer et l’âme à fleur de bronze qui s’en  dégage, nous donne à apercevoir l’irisation du modèle originel.
Jean-Luc Brandily est passé maître dans la sublimation du corps de la femme et grave dans notre esprit des oeuvres éternelles qui nous ravissent. Les multiples prix et récompenses internationaux reçus sont l’assentiment unanime du monde de l’art à ce compositeur du sublime et pour l’ensemble de son oeuvre.


Régis BROUSTET
Président de l’ADAC