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Mot-clé : fonderie

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samedi 11 juillet 2015

Des souvenirs pour une rencontre à la fonderie le 13 juin. (3/3)

Autres temps forts de cette journée. Dossier 3/3

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Dans une atmosphère surréaliste,  impatient, le public émerveillé attendait que l’on casse le moule.

Encore sous la chaleur de la fonte, cette amphore constituée de terre réfractaire allait dévoiler ses premiers secrets. Par fragmentations du moule, telle une naissance, le visage de la sculpture Ombrelle apparaissait. Premier signe de vie et première respiration après un long travail, cela méritait bien un baptême au champagne. Respect à vous Messieurs les Artistes!

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Une autre sculpture elle aussi, reine de la journée, allait être dévoilée par Laura et Jérémy. Dans un vent de liberté, et dans un éclat de lumière, elle nous est apparue prête à s’envoler dans les airs. Une liberté d’un travail accompli dans le respect et l’authenticité du geste retenait toutes les attentions d’une réelle maîtrise de la matière.

L’émotion se faisait ressentir sur les visages de la famille Brandily … il était temps de trinquer tous ensemble pour que ces métiers puissent encore “couler des jours heureux” …

Tout au long de cette journée, j’ai dédicacé le livre intitulé Une Vie, un Rêve une Passion qui raconte l’histoire qui est la mienne.

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Il est 20 heures, il est temps de se divertir. Dans une ambiance à l’image du Moulin Rouge, Abel et Amélia nous ont reçus dans leur cabaret familial.

C’est dans un répertoire de chansons du vieux Paris et dans des airs rythmés du sud de la Méditerranée que nous avons terminé tard dans la nuit ce voyage avec les arts et la culture.

Merci Abel pour cette magnifique journée, elle restera le plus beau souvenir d’échanges, d’amitié et de complicité entre nous.

Jean Luc

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lundi 6 juillet 2015

Des souvenirs pour une rencontre à la fonderie le 13 juin. (2/3)

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14 heures. Sous le soleil de la Beauce, Tivernon, petit village de la Beauce aura rarement connu une telle affluence.

Venant de toutes les régions de France et de différents  pays, la fonderie est prête à recevoir les personnes passionnées d’un savoir faire si peu connu du grand public.

En présence  du maire, Monsieur Desforges, d’Abel le fondeur, de Monsieur Broustet, critique d’art, et de Monsieur Gaudu, président de la Biennale de St Brieuc peintures et sculptures, un petit mot d’accueil allait ouvrir cette journée.

Mesdames, Messieurs, Chers amis, Mon Cher Jean-Luc, Ma chère Sylvie

Une fois encore, comme vous tous je présume, je n’ai pu résister très longtemps à l’appel de Jean-Luc et d’attendre ce jour hors du commun avec une grande impatience.

Je suis là en tant qu’amateur d’Art bien sûr, amateur de Beaux-Arts devrais-je dire car la notion de beau, très subjective, ne peut être employée à tort et à travers comme trop souvent. La notion de « beau » ne pouvant être que la résultante d’une émotion forte et positive. Et, aujourd’hui en cette fonderie Tivernon, tout est propre à nous émouvoir !

Mais je suis également et surtout présent en raison de la grande amitié qui me lie à Jean-Luc et à Sylvie …

Cette amitié ne se décrète pas, elle se constate, elle se vérifie et s’amplifie … Un simple regard suffit à entretenir une complicité de tous les instants !

Amateurs d’art ou profanes en la matière, chacun se sent tout de suite à l’aise auprès de Jean-Luc. Face à ce regard pétillant d’intelligence et d’humanité on peut ressentir parfois une certaine pudeur, une certaine réserve dirai-je. Alors, je vous conseille de ne pas hésiter à fendiller quelque peu cette carapace pour vous imprégner de son intimité et bien comprendre l’excellence de l’artiste !

Jean-Luc c’est, comme chez les plus grands, la simplicité personnifiée …

Vous le lirez dans le magnifique ouvrage que Jean-Luc va nous dédicacer, en préambule j’ai voulu mettre l’accent sur les liens très forts qui unissent l’artiste à ses racines, sa famille ! De l’immense respect qu’il a toujours voué à tous ses professeurs, de l’instituteur à ses maîtres émérites au sein d’écoles prestigieuses qu’il a fréquentées.

Comme moi, je n’en doute pas un seul instant, vous allez être subjugués à la lecture de son ouvrage, le livre d’une vie ! Une écriture des plus simples et hautement maîtrisée, des mots de tous les jours … Je dirai, j’oserai dire une écriture à la Pagnol !

« Mon père a su me transmettre la beauté, la simplicité et la vérité de la vie … » nous dit-il !

Au même titre que tes splendides et fascinantes sculptures, le livre de ta vie est aussi pour moi une œuvre d’art !

Pour tout cela jean-Luc, et je pense que tous ici serez en accord avec moi, nous devons te dire un grand merci et mille bravos !

Charles Gaudu
président de la Biennale de St Brieuc peintures et sculptures

Le temple de la création, lieu de rencontre avec la sculpture allait offrir ses plus belles images. Le public avançait silencieusement, voire religieusement comme dans une cathédrale. Oui l’émerveillement était à son comble.

Plus loin, derrière son  four en action et dans une chaleur de plus en plus suffocante, Abel, le fondeur surveille le métal qui va monter en température. Rien n’est laissé au hasard. Tout est orchestré et minuté. Avec Ernesto ils sont maintenant entrés dans leur monde et plus rien ne peut les arrêter.

Il est temps de soulever la cloche et de mettre les moules dans la fosse. Dans le bruit et la poussière ce spectacle va prendre une autre dimension. Moment de la coulée tant attendu.

Du  feu aux crépitements des moules qui vont recevoir le bronze en fusion, tels des saltimbanques, les fondeurs vont faire naître la magie.

Les appareils photos sont prêts. Le bronze est porté à 1200°. Telle  de la lave volcanique le métal s’écoule du creuset pour remplir les moules.

On s’imagine à la préhistoire mais nous sommes bien en 2015. Des hommes, aujourd’hui, osent encore défier le temps  et perpétuer ce geste du savoir-faire dans des conditions difficiles. Mais pour combien de temps encore…

Suite et fin dans quelques jours …

samedi 27 juin 2015

Des souvenirs pour une rencontre à la fonderie le 13 juin. (1/3)

Vous avez été nombreux à vous déplacer à la fonderie Tivernon le 13 juin pour découvrir le travail des fondeurs et  assister à la sortie du livre.

Pour des raisons de sécurité, nous avions volontairement arrêté les inscriptions à 340. C’est avec beaucoup de regret que nous avons renoncé à recevoir plus de personnes.

Pour le public présent et non présent,  nous avons décidé de faire un résumé en photos et vidéos de cette journée. 

Dossier N°1/3

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La fonderie Tivernon est située au bord de la nationale 20 entre Paris et Orléans.

Quelques jours à l’avance, afin de recevoir le public dans les meilleures conditions, nous avons dû préparer ce lieu en faisant un peu de rangement. C’est avant tout un endroit de travail, et sachez que dans cet univers, entre les moules, les sculptures, le plâtre, la terre, les cires, les outils… il est parfois difficile de s’y retrouver.

Rarement en France, il aura été organisé une telle réception dans une fonderie. Pour que les personnes puissent assister à ce spectacle dans de bonnes conditions, il a fallu sécuriser l’ensemble de ce lieu et installer des estrades autour de la fosse.

Le tapis rouge avait été déroulé pour cette occasion. Dans une allée d’honneur, les œuvres sagement alignées resplendissaient d’élégance pour recevoir le public. Et quelques détails de dernière minute s’imposaient.Il faudra mettre l’ombrelle à la statue, aligner les colonnes, régler les éclairages. Jérémy et Laura donneront le dernier petit coup de chiffon à la sculpture “un vent de liberté” (La reine du jour). Abel et Ernesto regarderont si les moules ont résisté à la chaleur du four à dé-cirer. Les fleurs et les arbustes seront positionnés près des colonnes.

Le champagne est-il au frais ? Les panneaux sont-ils en place pour indiquer le parking ? Le stress monte, les bénévoles sont à leurs postes.

Il est bientôt 13 heures. La fonderie Tivernon va vivre un moment exceptionnel et unique.

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La suite dans quelques jours…

mercredi 17 juin 2015

Une fonderie sous la lumière des flashs

Un vent de liberté a soufflé samedi sur la fonderie.

Tel un volcan, le bronze en fusion a donné vie à de belles images inoubliables . Vous avez été nombreux à découvrir le talent d’Abel, fondeur exceptionnel.

Pour toutes les personnes présentes, cette journée unique restera gravée dans tous les esprits.
Nous avons encore du mal à nous remettre de nos émotions tellement nous étions heureux de vous faire partager notre passion et ce travail.

Merci pour votre présence, merci pour votre fidélité qui ne cesse de grandir et un grand merci pour vos messages de sympathies et de remerciements qui ne cessent d’arriver.
Que vous soyez venus du Canada, de l’Angleterre, de la Belgique, de la Suisse, du Luxembourg, et bien sûr de toute la France, nous avons été une nouvelle fois émus et touchés comme vous certainement pu le constater.

Les grands événements n’arrivent pas tous les  jours et c’est pour cela  qu’ils méritent d’être vécus et partagés au moins une fois dans la vie. Vous nous avez tellement fait confiance depuis tant d’années que nous pouvions bien vous offrir ce spectacle si bien mérité.

En souvenir de la sculpture “Ombrelle” que nous avons coulée dans la nuit du vendredi au samedi afin que nous puissions sortir le moule refroidi de la fosse devant vous samedi, voici quelques photos. (Régulièrement sur le blog, vous pourrez suivre l’évolution de cette sculpture.)

Je vous mettrai des photos de cette journée dans les prochains jours.

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vendredi 5 juin 2015

Ombrelle sous ses alimentations.

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Jeudi, sous la chaleur, j’ai fait l’aller retour à la  fonderie. 800 km, cela en valait bien la peine même si j’étais fatigué à mon retour au petit matin…

Avec Ernesto et Abel nous avons travaillé sur l’ombrelle. Voici quelques photos de l’alimentation et de l’enrobage.

Nous l’avons mise dans le four à décirer hier soir. Cette sculpture est assez impressionnante par sa taille et son poids. Quel bonheur de faire ce travail !

Le grand jour à la fonderie, c’est pour bientôt. Une rencontre unique avec le public pour un moment de forte émotion.   Encore beaucoup de préparation et surtout beaucoup de stress, c’est ça aussi la vie d’artiste!  Couler des souvenirs dans le bronze.

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samedi 15 novembre 2014

Reportage au JT de 13 heures

Vous êtes très nombreux à avoir vu le reportage sur TF1 hier avec Jean-Pierre Pernaut.

Nous  tenions à vous remercier pour tous vos messages de félicitations qui ne cessent d’arriver.

Prenez le temps de revisionner cette vidéo, vous allez pouvoir découvrir la beauté d’un travail réalisé avec la complicité d’un fondeur.

jeudi 5 juin 2014

La température du bronze en fusion est portée à 1200°

Du magma à la magie de la sculpture !

L’air devient irrespirable près du four. Il s’en dégage une atmosphère volcanique. Voilà l’impression ressentie lorsque l’on assiste à une coulée.

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Le feu, le bruit, la chaleur, … c’est dans cette ambiance surchauffée pendant 4 heures que la matière atteindra les 1200°. Il s’agit du moment le plus important et le plus spectaculaire de la coulée, puisqu’en naîtra la sculpture.

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Ce travail a été effectué la semaine dernière dans la fonderie de Tivernon. J’en ai pris quelques photos pour vous faire partager ces instants exceptionnels.

Tant pour les fondeurs que pour les personnes ayant le privilège d’assister à un pareil événement, le moment reste inoubliable.

Tels des enfants dans un bac à sable, une fois la matière refroidie, nous avons délicatement cassé le moule pour voir apparaître, d’entre les tuyaux d’alimentation et d’évent, une petite danseuse qui, d’un geste gracieux, remet son chausson.

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Parvenir à ce stade a nécessité beaucoup de travail. C’est ensuite aux ciseleurs d’exercer leur talent pour faire de cette sculpture un véritable bijou.


vendredi 5 avril 2013

En habit de lumière sur une balançoire

Comme par magie, sous le geste précis du patineur, le feu et les acides ont dévoilés leurs secrets pour habiller de lumière le bronze Sur une balançoire.

Sur une balançoire

La technique:

Abel chauffe le bronze entre 180°C et 200°C au chalumeau  tout en appliquant des acides savamment étudiés. L’alchimie opère. Avec la chaleur, se produit alors une réaction chimique qui donnera la couleur du bronze définitive que l’on appellera la patine. L’œuvre sera ensuite cirée afin de lui donner la transparence et les reflets souhaités.

Voici quelques photos  réalisées lors de mon passage à la fonderie il y a quelques jours.

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mardi 15 novembre 2011

Une Etoile sur la glace dans le secret du patinage

Voici un autre rendu de la sculpture Une Étoile sur la glace avec son habit tout en lumière. Je trouve que cette patine correspond bien à cette œuvre. Cela permet de donner du dynamisme au mouvement et de souligner le modelé de la robe par rapport au reste du corps.

Une Etoile sur la glace Une Etoile sur la glace

Une Etoile sur la glace (H 62cm)

Sur le blog, il y a quelques semaines, j’ai présenté des photos du patineur réalisant l’oxydation d’une sculpture (Ombrelle dans ces éclats de lumières). Certaines personnes m’ont demandé en quoi consistait cette opération et quel en était le procédé. Voici quelques informations.

Les pratiques sont très diverses et chaque patineur a développé un savoir-faire particulier. Cela nécessite une grande connaissance des acides et de leurs réactions sur le métal.

La patine consiste à donner une couleur souhaitée au bronze. Elle est obtenue par des mélanges d’acides. Ceux-ci sont appliqués au pinceau sur le métal qui a été porté à une température précise au chalumeau. La chaleur permet d’accélérer la réaction chimique. Tout l’art est de savoir à quel moment il faut appliquer les produits. Le marbré et les transparences sont obtenus par le geste, il faut tamponner avec le pinceau la surface de la sculpture et bien être attentif aux crépitements des acides sur le bronze chaud.

Il existe plusieurs types de patines ayant chacune des effets décoratifs différents. On la choisira en fonction du rendu souhaité. Le mélange des acides requiert une bonne maîtrise des bases de la chimie. Attention, ces produits sont dangereux pour la santé.

Les produits de bases sont les nitrates de cuivre et de fer. Ils peuvent être réalisé avec de l’acide nitrique, sulfate de cuivre et de fer. D’autres acides rentrent dans la composition, soude, barège (polysulfure de potassium), chlorure de sodium et d’ammonium …

Les patines anciennes étaient le vert, le brun et le noir. Les patines jaunes et bleues ne sont apparues qu’au XXème siècle. Les patines blanches et grises sont beaucoup plus récentes. La brillance est obtenue par la cire.

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La Patine La Patine

Je n’ai pas réussi à percer les secrets auprès d’Abel le patineur pour connaitre les pourcentages et les mélanges de ces acides avec d’autres produits.

Voici quelques couleurs de bases :

  • Le nitrate de cuivre donne du vert.
  • Le nitrate de fer donne du brun rouge.
  • Le sulfure de soufre donne du brun foncé.
  • Le soude donne du bleu.
  • L’oxyde de fer donne du rouge.
  • L’oxyde de zinc ou de titane donne du blanc.

Je conseille toujours à mes clients d’assister à la patine de leur sculpture. Je trouve que ce moment dans la fonderie est important. Cela permet aussi de connaitre ces artistes passionnés et passionnants qui vous font vivre leur vie.

mardi 27 septembre 2011

"Ombrelle" dans ces éclats de lumières

Voici les toutes premières photos de la sculpture en bronze nommée Ombrelle

La patine

La patine.

Après un long travail de ciselure, voici arrivé le moment déterminant de l’oxydation du bronze. Porté à une température de 200 à 220 °C au chalumeau, le métal va recevoir différents traitements d’acides. Les couleurs vont apparaître successivement afin de donner à la matière ses éclats de lumières, ainsi par la transparence de la patine se dévoileront les reflets marbrés tant recherchés.

Voltige au trapèze Voltige au trapèze

Dès que la photo officielle sera réalisée en studio, (elle servira pour différentes revues et plaquettes), je la mettrai sur le blog.

Actuellement je suis dans la dernière phase de préparation pour la prochaine exposition. Je dois revoir le support qui recevra le bronze Voltige au trapèze. Son poids m’oblige à refaire une nouvelle potence. Il faut recalculer les hauteurs, le centre de gravité, les axes et l’équilibre. Un vrai casse-tête, sans compter que cette sculpture doit être transportable, donc démontable de sa potence.

Le grand trapèze quant à lui est terminé. Avec sa hauteur de 1metre 50, il se balance sans inquiétude, c’est un gros soulagement… Toutes ces œuvres vont prendre le chemin de la région parisienne pour rejoindre Châtillon dans une dizaine de jours.

Bientôt je vais retrouver mon lieu de création, l’atelier et la terre me manque. J’ai plein de nouvelles idées… Des mois et des mois de solitude et de bonheur, de doutes et de joie.

J’essaierai de vous faire vivre du mieux possible ces moments magiques de la naissance de ces nouvelles sculptures.