L'Atelier

Jean-Luc Brandily - Atelier Jean-Luc Brandily - Atelier


Le modèle prend la pose, J.L Brandily capte une attitude, un mouvement, une émotion. Tout en recherchant une harmonie entre les lignes et les volumes, de ses mains qui pétrissent et modèlent la terre. La sculpture va prendre naissance.

Se laisser surprendre par le charme d'une douce Beauté, croiser du regard cet instant où se dessinent les courbes du Corps, caresser, modeler, reprendre son souffle pour donner la Vie. La sculpture devient alors un acte d'amour.

Dans la force du silence, sommeille le désir irrésistible d'effleurer la sensualité poétique. Ne pas laisser son destin s'éloigner mais le prendre par la main et ouvrir son Coeur pour en transmettre la Beauté comme si cela était écrit sur un parchemin.

Du geste de la main, le coeur vibrant au rythme de la création, l'artiste retient son souffle avant de laisser le miracle s'accomplir.



Découvrez mes créations dans l'atelier au fil du temps

Réalisation de sculptures en terre et résine, oeuvres destinées à être coulées en bronze. (L'ordre de présentation des sculptures n'est pas chronologique, j'ai voulu l'alternance des thèmes.)

Le Lac des Cygnes (H 60cm L 67cm)

Le Lac des Cygnes
Le Lac des Cygnes
Le Lac des Cygnes
Le Lac des Cygnes

Octobre 2009

La vie dans l'atelier... Tout semble endormi mais bientôt le voile va se lever sur les sculptures...
Il est tôt, la brume a bien du mal à se dissiper en ce début d'automne. Par la fenêtre de l'atelier, quelques rayons de lumière cherchent à y pénétrer.

Cette nuit,
comme d'habitude, j'ai terminé tard. Pas le courage de ranger et de balayer l'atelier,
comme d'habitude, j'ai la conviction de ne pas avoir terminé mon travail,
comme d'habitude, j'ai protégé les modelages d'un linge humide, éteint la radio puis fermé la porte. J'avais sommeil.

Aujourd'hui c'est une nouvelle journée qui recommence. Dans l'atelier humide, les débris de plâtre et de terre jonchent encore sur le plancher. Des outils pas forcément rangés à leurs places donnent une impression de désordre. Les dessins se mélangent aux sculptures, les sculptures aux moules. Sur les colonnes, entre les chevalets, les statues se réveillent tranquillement faisant apparaître sur les murs des ombres parfois étranges mais rassurantes. C'est dans cet univers et ce silence que la création s'anime lentement, ce lieu où le temps n'existe plus.

Sur la sellette, le Lac des Cygnes attend, c'est encore une ébauche. De la glaise qu'il faudra maintes et maintes fois pousser, lisser, caresser, humidifier en sortiront des lignes, des volumes, des corps pour qu'enfin mes danseurs prennent vie. Combien de fois faudra t-il recommencer ces gestes pour arracher à la terre, une oeuvre baignée de poésie dans un mouvement de grâce, afin que chacun y puisse trouver une émotion.

L'anatomie s'apprend et se comprend. Les muscles et les tendons s'étudient différemment suivant les poses que je veux donner au modèle. Une sculpture doit être avant tout vivante, c'est ce travail du détail qui lui en donnera la vie.
Le soleil est déjà bien loin, une nouvelle journée se termine. Petit couple de danseurs se regardera dans le silence de la nuit et peut être qu'une nouvelle étoile brillera dans le regard du jeune prince. Demain matin je viendrai à nouveau les déranger et peut être me raconteront-ils leurs confidences...