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mardi 15 novembre 2011

Une Etoile sur la glace dans le secret du patinage

Voici un autre rendu de la sculpture Une Étoile sur la glace avec son habit tout en lumière. Je trouve que cette patine correspond bien à cette œuvre. Cela permet de donner du dynamisme au mouvement et de souligner le modelé de la robe par rapport au reste du corps.

Une Etoile sur la glace Une Etoile sur la glace

Une Etoile sur la glace (H 62cm)

Sur le blog, il y a quelques semaines, j’ai présenté des photos du patineur réalisant l’oxydation d’une sculpture (Ombrelle dans ces éclats de lumières). Certaines personnes m’ont demandé en quoi consistait cette opération et quel en était le procédé. Voici quelques informations.

Les pratiques sont très diverses et chaque patineur a développé un savoir-faire particulier. Cela nécessite une grande connaissance des acides et de leurs réactions sur le métal.

La patine consiste à donner une couleur souhaitée au bronze. Elle est obtenue par des mélanges d’acides. Ceux-ci sont appliqués au pinceau sur le métal qui a été porté à une température précise au chalumeau. La chaleur permet d’accélérer la réaction chimique. Tout l’art est de savoir à quel moment il faut appliquer les produits. Le marbré et les transparences sont obtenus par le geste, il faut tamponner avec le pinceau la surface de la sculpture et bien être attentif aux crépitements des acides sur le bronze chaud.

Il existe plusieurs types de patines ayant chacune des effets décoratifs différents. On la choisira en fonction du rendu souhaité. Le mélange des acides requiert une bonne maîtrise des bases de la chimie. Attention, ces produits sont dangereux pour la santé.

Les produits de bases sont les nitrates de cuivre et de fer. Ils peuvent être réalisé avec de l’acide nitrique, sulfate de cuivre et de fer. D’autres acides rentrent dans la composition, soude, barège (polysulfure de potassium), chlorure de sodium et d’ammonium …

Les patines anciennes étaient le vert, le brun et le noir. Les patines jaunes et bleues ne sont apparues qu’au XXème siècle. Les patines blanches et grises sont beaucoup plus récentes. La brillance est obtenue par la cire.

La Patine La Patine
La Patine La Patine

Je n’ai pas réussi à percer les secrets auprès d’Abel le patineur pour connaitre les pourcentages et les mélanges de ces acides avec d’autres produits.

Voici quelques couleurs de bases :

  • Le nitrate de cuivre donne du vert.
  • Le nitrate de fer donne du brun rouge.
  • Le sulfure de soufre donne du brun foncé.
  • Le soude donne du bleu.
  • L’oxyde de fer donne du rouge.
  • L’oxyde de zinc ou de titane donne du blanc.

Je conseille toujours à mes clients d’assister à la patine de leur sculpture. Je trouve que ce moment dans la fonderie est important. Cela permet aussi de connaitre ces artistes passionnés et passionnants qui vous font vivre leur vie.

mardi 27 septembre 2011

"Ombrelle" dans ces éclats de lumières

Voici les toutes premières photos de la sculpture en bronze nommée Ombrelle

La patine

La patine.

Après un long travail de ciselure, voici arrivé le moment déterminant de l’oxydation du bronze. Porté à une température de 200 à 220 °C au chalumeau, le métal va recevoir différents traitements d’acides. Les couleurs vont apparaître successivement afin de donner à la matière ses éclats de lumières, ainsi par la transparence de la patine se dévoileront les reflets marbrés tant recherchés.

Voltige au trapèze Voltige au trapèze

Dès que la photo officielle sera réalisée en studio, (elle servira pour différentes revues et plaquettes), je la mettrai sur le blog.

Actuellement je suis dans la dernière phase de préparation pour la prochaine exposition. Je dois revoir le support qui recevra le bronze Voltige au trapèze. Son poids m’oblige à refaire une nouvelle potence. Il faut recalculer les hauteurs, le centre de gravité, les axes et l’équilibre. Un vrai casse-tête, sans compter que cette sculpture doit être transportable, donc démontable de sa potence.

Le grand trapèze quant à lui est terminé. Avec sa hauteur de 1metre 50, il se balance sans inquiétude, c’est un gros soulagement… Toutes ces œuvres vont prendre le chemin de la région parisienne pour rejoindre Châtillon dans une dizaine de jours.

Bientôt je vais retrouver mon lieu de création, l’atelier et la terre me manque. J’ai plein de nouvelles idées… Des mois et des mois de solitude et de bonheur, de doutes et de joie.

J’essaierai de vous faire vivre du mieux possible ces moments magiques de la naissance de ces nouvelles sculptures.